Le hakama

Le hakama est la jupe-culotte plissée que portent notamment les aïkidokas et les kendokas. Il est généralement de couleur noire pour les pratiquants d’aïkido et bleu nuit pour les pratiquants de kendo.

Le tissu reçoit cinq plis disposés de façon asymétrique sur le devant du hakama et deux plis centrés à l’arrière. Ces sept plis sont souvent associés aux sept vertus du budo.

O’Senseï Morihei Ueshiba attachait une grande importance au port du hakama. Toutefois, dans l’enseignement moderne, son port peut être différé afin de permettre aux enseignants de mieux observer et corriger la position des pieds des débutants.

Hakama d'aïkido
Le hakama

Les sept vertus du budo

La symbolique du hakama est souvent associée aux vertus du budo, c’est-à-dire la voie martiale. Cette lecture rappelle que la pratique ne se limite pas au geste technique : elle engage aussi l’attitude.

Jin Bienveillance, générosité.
Gi Honneur, justice.
Rei Courtoisie, étiquette.
Chi Sagesse, intelligence.
Yu Courage.
Chu & Koh Loyauté et piété filiale.
Selon Tamura senseï, lorsque l’ensemble keikogi et hakama est porté correctement, l’attitude s’améliore et le mental s’affermit.

Parole du fondateur

« Nous devons chasser le mal avec la sincérité de notre souffle et non avec une épée. »
Morihei Ueshiba

Les armes

Le travail des armes permet de mieux comprendre le placement, la distance, le regard, l’axe du corps et la continuité du mouvement. Il éclaire aussi la pratique à mains nues.

Tantō

Poignard en bois d’une trentaine de centimètres.

Bâton en bois d’environ 1,30 mètre de long et 2,6 centimètres de diamètre.

Bâton en bois de la hauteur du pratiquant.

Bokken

Sabre en bois, d’environ un mètre de long, substitut du katana.

Katana

Sabre traditionnel de taille et d’estoc en acier forgé.

Shinaï

Arme d’entraînement au kendo, composée de quatre lames de bambou.

Armes en bois pour l'aïkido
Armes en bois
Bokken en bois
Bokken
Shinaï
Shinaï

Le bō-jutsu

Certains cours ou certaines parties des cours peuvent être consacrés à l’exécution de katas selon la technique du bō-jutsu, c’est-à-dire le travail du bâton long.

Le bō-jutsu se pratique avec un bâton dont la taille dépend du pratiquant. Posé sur le sol, il doit lui arriver à une hauteur comprise entre le menton et le nez.

Les différents katas enchaînent plusieurs techniques selon un ordre variable. Ils peuvent être exécutés seul. Un partenaire peut aussi servir de repère pédagogique pour représenter l’adversaire virtuel.

L’exécution de ces katas est importante, car de nombreux mouvements réalisés avec le bâton se retrouvent dans les techniques à mains nues : direction du regard, position des pieds, angle des hanches, épaules basses, décontraction des bras et rythme du geste.

Dans cette logique, l’étude du bō-jutsu aide à approfondir la pratique de l’aïkido. L’idéal est que le bâton semble se mouvoir naturellement, sans rupture, sans offrir d’ouverture et sans agir brutalement contre quelqu’un.

Un travail de précision

Hakama, bokken, jō, bō ou tantō ne sont pas des accessoires décoratifs. Ils rappellent que l’aïkido demande une posture juste, une attention constante et une relation précise au partenaire.

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