Cette page d’archive poursuit le récit du voyage au Japon.
Elle relie Shingū, le Kumano Juku Dojo, Hikitsuchi Michio Sensei,
Tasaka Mitsuo, Hongū et la cérémonie en mémoire de Morihei Ueshiba.
V. Shingū
Le récit commence à Shingū, petite ville située au sud-est de la péninsule du Kii,
à l’opposé de Tanabé. Pour les pratiquants de l’AIATJ,
Shingū occupe une place centrale dans la transmission.
C’est ici que Hikitsuchi Michio Sensei est né en 1923.
Élève direct de Morihei Ueshiba, il reçut le 10e dan du fondateur
et transmit ensuite son enseignement à Gérard Blaize.
Le dojo de Shingū reste ainsi un lieu de référence.
Le récit mentionne également Tasaka Mitsuo,
qui y assurait les cours et la gestion du dojo.
Arrivée au dojo
Après l’arrivée à Shingū, quelques aïkidokas français accueillent le voyageur
et le conduisent au dojo. Le bâtiment devient pendant trois jours son lieu
de résidence, dans des conditions simples, presque spartiates.
Le récit évoque une grande salle au-dessus du dojo, des futons posés sur les tatamis,
le froid, les douches extérieures et les habitudes locales du lieu.
Cette simplicité fait partie de l’expérience : vivre quelques jours au rythme du dojo.
Kumano Juku Dojo à ShingūRencontre à Shingū avant le départ vers Hongū
Cours, démonstration et protocole
Le vendredi matin, à 6h30, Gérard Blaize donne un cours.
La journée se poursuit par la préparation de la démonstration prévue le dimanche.
Deux minutes sont réparties entre huit couples.
Chaque tori, celui qui exécute la technique, choisit les mouvements
qu’il présentera avec son uke, celui qui attaque et reçoit.
Le soir, Tasaka Mitsuo dirige un autre cours, de 19h à 21h.
La séance intègre aussi la mise au point du protocole, élément très important
dans le contexte japonais, ainsi que les dispositions prévues pour les cérémonies.
À la fin des cours, après le salut rituel, chacun prend un petit balai
pour nettoyer les tatamis. Ce geste simple rappelle que le dojo est un lieu
partagé, que l’on respecte par la pratique comme par l’entretien.
Le dojo comme lieu de vie
« Après le salut rituel, chacun s’arme d’un petit balai pour nettoyer les tatamis. »
Extrait du récit d’archive
Shingū, Kumano-gawa et Kumano Hayatama Taisha
Entre les cours, le récit laisse place à la visite de Shingū.
Le voyageur découvre les ruines de la forteresse Tankaku,
qui dominent la ville au bord de la rivière Kumano-gawa.
Il visite également l’un des principaux sites du Kumano-Kodō,
cet ensemble de chemins de pèlerinage qui relient les lieux sacrés
de la presqu’île du Kii. Ces chemins peuvent être comparés, dans leur fonction
spirituelle et historique, aux chemins de Compostelle.
Kumano Hayatama Taisha à ShingūGrand torii de Hongū
VI. Hongū
Le samedi 6, le groupe part en bus vers Hongū, située dans les montagnes,
à environ 80 kilomètres. Le lieu est décrit comme splendide :
lit de la rivière Kumano-gawa, ancien emplacement de sanctuaire,
arbres fruitiers en fleurs, soleil et brise descendant des montagnes.
Un immense torii de plus de 30 mètres marque l’entrée du site.
L’après-midi, le stage est dirigé par Ueshiba Mitsuteru,
Waka Sensei, fils de l’actuel Dōshu Ueshiba Moriteru
et arrière-petit-fils du fondateur Morihei Ueshiba.
Plus de deux cents pratiquants
Le stage rassemble un grand nombre de participants.
L’espace sur le tatami devient précieux, mais l’expérience reste marquante.
Waka Sensei
La présence de Waka Sensei relie directement l’événement
à la famille Ueshiba et à la mémoire du fondateur.
Tenchi nage
Le récit conserve un souvenir personnel fort :
avoir été l’uke de Waka Sensei le temps d’un tenchi nage.
Kumano Hongū Taisha
Le dimanche 7 au matin, l’équipe de Gérard Blaize se retrouve au
Kumano Hongū Taisha. Après les ablutions rituelles à la fontaine,
le groupe se rassemble à l’entrée du sanctuaire.
Le récit rappelle que c’est en ce lieu que les parents de Morihei Ueshiba
auraient invoqué les kami pour qu’ils leur donnent un fils.
La cérémonie en mémoire du fondateur est présidée par Waka Sensei
et conduite par deux prêtres shinto.
Des offrandes sont déposées devant l’autel, et les manifestations d’aïkido
sont dédiées aux kami. Le récit se conclut sur un sentiment fort :
un moment exceptionnel, inoubliable.
Groupe au Kumano Hongū TaishaCérémonie en mémoire de Morihei Ueshiba
Une étape majeure du récit
Cette page relie le dojo de Shingū, la pratique dirigée par Gérard Blaize
et Tasaka Mitsuo, le sanctuaire de Hongū et la mémoire de Morihei Ueshiba.
Elle donne une profondeur particulière au lien entre le club, l’AIATJ
et la transmission japonaise.