Voyage aux sources de l’aïkido : Inari, Nara et Tanabé
Cette page d’archive poursuit le récit d’un voyage au Japon sur les traces
de l’aïkido, de ses lieux de mémoire et de la naissance de Morihei Ueshiba.
Elle relie Kyoto, Inari, Nara et Tanabé dans un même parcours culturel et spirituel.
III. Inari et Nara
Mardi 2 avril, avant de prendre le train pour Nara, le récit s’arrête
longuement sur la gare de Kyoto. Cette gare, construite en verre et en acier,
est décrite comme une immense cathédrale futuriste, conçue en 1997
par l’architecte Hiroshi Hara.
Elle forme presque une ville dans la ville : galeries, commerces,
restaurants, marchés, couloirs, escalators, accès aux quais et panneaux
d’information. Dans ce lieu dense et vivant, le voyageur peut se perdre,
mais aussi trouver son bento avant de monter dans le train.
Repères du trajet
Kyoto
Point de départ du trajet vers Nara. La gare marque le contraste
entre modernité japonaise et héritage culturel.
Inari
Étape au sanctuaire Fushimi Inari-Taisha, célèbre pour ses portiques
rouges et son chemin de montagne.
Nara
Ancienne capitale impériale, associée aux temples, aux daims,
au Grand Bouddha et à Kasuga Taisha.
Fushimi Inari-Taisha
Sur le trajet vers Nara, une halte à Inari permet de visiter le sanctuaire shinto
de Fushimi Inari-Taisha. Le récit le présente comme un sanctuaire
ancien, dédié aux divinités du riz et du saké, protégé par des renards de pierre
ou de bronze.
Le chemin monte sur plusieurs kilomètres dans la montagne. Il est rythmé par
des escaliers, de petits sanctuaires, des autels, des tombes, des ex-voto
et surtout par les portiques vermillon, les torii, qui forment un tunnel rouge.
Étape du voyage entre Kyoto, Inari et NaraFushimi Inari-Taisha et ses portiques vermillon
Un chemin de sanctuaires
« De nombreux petits sanctuaires, autels, tombes ou ex-votos bordent ce chemin. »
Extrait du récit d’archive
Nara : temples, daims et mémoire ancienne
Le lendemain matin, le voyage se poursuit à Nara, ancienne capitale impériale.
Le récit mentionne le temple de Kōfuku-ji et sa pagode à cinq niveaux,
ainsi que les daims qui circulent librement dans la ville.
Nara garde une atmosphère particulière. Elle permet de percevoir une autre relation
entre les lieux religieux, la nature, les animaux et la présence de l’histoire.
Chemin de visite à NaraPagode à cinq niveaux à Nara
Tōdai-ji, Daibutsu et Kasuga Taisha
Le récit se poursuit par la visite du Daibutsu, le Grand Bouddha
de bronze, installé dans le temple de Tōdai-ji. La statue est présentée comme
impressionnante par sa taille, son poids et sa présence.
Le voyageur rejoint ensuite le sanctuaire shinto de Kasuga Taisha,
souvent associé à ses nombreuses lanternes. Après les portiques d’Inari,
cette étape prolonge la découverte d’un Japon où chaque lieu porte une mémoire.
Le Daibutsu, Grand Bouddha de NaraKasuga Taisha, sanctuaire aux lanternesÉtape de visite à Nara
IV. Tanabé, ville natale de Morihei Ueshiba
Le voyage reprend ensuite vers Tanabé. Le récit garde le souvenir d’une erreur
de trajet entre Ki-Tanabé et Kio-Tanabé, d’un retour en sens inverse,
de changements de ligne et d’un passage éprouvant dans les faubourgs d’Osaka.
Malgré cette difficulté, l’arrivée à Tanabé marque une étape essentielle.
C’est dans cette ville du sud-ouest de la presqu’île du Kii, au bord du Pacifique,
qu’est né Morihei Ueshiba, fondateur de l’aïkido.
Le récit mentionne aussi la visite au temple de Kōzan-ji,
où Morihei Ueshiba a été inhumé. Cette étape prend la forme d’un hommage :
se recueillir sur la tombe du fondateur et relier le voyage à la pratique.
Une page de mémoire
Cette archive ne présente pas seulement un voyage touristique.
Elle relie des lieux japonais, des souvenirs personnels et la transmission
de l’aïkido jusqu’à la pratique actuelle du club.